( AFP / JOEL SAGET )
Schneider Electric continue de surfer sur la vague des centres de données et relève notamment grâce à eux ses objectifs annuels, après un bénéfice net en forte hausse et un chiffre d'affaires "record" au premier semestre, liés à une "forte demande" sur l'ensemble de ses marchés.
"La demande dans les centres de données est restée à un niveau très élevé", a déclaré Olivier Blum, son directeur général.
"Portés par une demande soutenue sur l'ensemble de nos marchés finaux, ainsi que par la force de notre portefeuille unique et équilibré, nous délivrons une nouvelle série de très bons résultats, avec une croissance dans toutes les géographies", a-t-il ajouté.
Le bénéfice net du géant français des équipements électriques est ressorti en hausse de 30% à 2,5 milliards d'euros et le chiffre d'affaires a progressé de 9,8% à 21,2 milliards d'euros.
L'Ebita (résultat brut d'exploitation) ajusté s'inscrit en croissance organique de 22% au niveau également "record" de 4,1 milliards d'euros.
Schneider Electric a été soutenu au premier semestre par cette "forte demande" dans l'ensemble de ses activités et régions, un carnet de commandes à un niveau record et une "exécution rigoureuse" a souligné Olivier Blum.
"Nous relevons notre objectif pour 2026 et réaffirmons notre confiance dans notre capacité à créer de la valeur sur le long terme", a-t-il déclaré.
Le groupe vise désormais une croissance organique de l'Ebita ajusté 2026 "comprise entre +14% et +19%", contre "entre +10% et +15%" jusque-là.
Cet objectif s'appuie sur une croissance organique du chiffre d'affaires comprise entre +10% et +13%, contre +7% et +10% jusque-là, combinée à l'amélioration de la marge d'Ebita ajusté comprise entre +70 et +100 points de base, contre +50 et +80 points de base jusqu'à présent.
A la Bourse de Paris, le titre Schneider Electric gagnait 7,32% à 275,55 euros vers 07H10 GMT, le marché saluant le relèvement des objectifs pour 2026.
Accélération au deuxième trimestre
Schneider Electric a accéléré au deuxième trimestre. Les centres de données et réseaux ont continué d'afficher une demande soutenue, en croissance à trois chiffres, tandis que dans le bâtiment, l'industrie et les infrastructures, il a bénéficié d'une "forte demande".
Au deuxième trimestre, le groupe a toutefois été affecté par les variations des taux de change à hauteur de 124 millions d'euros au deuxième trimestre, ce qui représente 1,2% du chiffre d'affaires, principalement en raison de l'affaiblissement du dollar et de la roupie indienne face à l'euro, ce qui a été partiellement compensé par le renforcement du yuan chinois face à la monnaie européenne.
Aux taux de change actuels, Schneider Electric estime que l'impact négatif des devises sur le chiffre d'affaires 2026 se situera entre 400 millions et 500 millions d'euros.
Le groupe prévient également que le conflit au Moyen-Orient continuera à se faire ressentir cette année. "Les perturbations au Moyen‑Orient devraient impacter le second semestre, avec un risque de pression sur les chaînes d'approvisionnement mondiales et d'augmentation de l'inflation en fonction de la durée du conflit", souligne-t-il.
Au deuxième trimestre, sur le plan géographique, c'est l'Amérique du Nord (40% du chiffre d'affaires au deuxième trimestre) qui a principalement porté le groupe, avec une croissance organique de 23,1%, à 4,6 milliards d'euros, grâce à une "forte dynamique" sur le segment des centres de données.
La région Chine et Asie de l'Est (18% du chiffre d'affaires) s'est affichée en croissance organique de 19,7% au deuxième trimestre à 2 milliards d'euros et l'Asie du Sud et l'international (18% du chiffre d'affaires au deuxième trimestre) en croissance organique de +12,3%, à 2 milliards également.
Enfin, l'Europe (24% du chiffre d'affaires) est ressortie en croissance organique de +7,9% au deuxième trimestre, à 2,7 milliards d'euros.
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